Antigone, éd. La Ville Brûle

Antigone début

La maison d’édition La Ville Brûle, qui fit paraître le Dictionerfs, sort en librairie, ce jeudi 19 octobre, un livre dont j’ai écrit le texte, bien inspiré par Sophocle.

Il s’agit d’un mythe grec antique revisité : celui d’Antigone
Le livre, l’album, s’adresse aux ados et aux grands (actuels et anciens des Saules y trouveront même un clin d’œil).

Le livre est un très bel objet et les magnifiques illustrations de Marie-Claire Redon sont fantastiques aux deux sens du terme.

Pour le reste, je laisse la parole à l’éditeur :

« Antigone, une héroïne forte et intransigeante, intègre, féministe, rebelle, qui se distingue par sa force de caractère et va au bout de ses convictions.
Elle pose des questions universelles, qui nous concernent toutes et tous, et à tout âge : jusqu’où être fidèle ? Comment se situer face à l’autorité ? Jusqu’où aller pour défendre ses convictions ? Le compromis est-il parfois une meilleure option ? »

Disponible/commandable dans toutes les librairies,
commandable sur https://livre.fnac.com/a10845075/Yann-Liotard-Antigone
ou chez l’éditeur : https://www.lavillebrule.com/catalogue/antigone,97

Antigone, 17,50 €, éd. La Ville Brûle

Vive les livres, la lecture, les langues anciennes, le grec et Antigone !

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Antigone, la mythologie grecque et le grec dans le Dictionerfs :

Collège Antigone : https://dictionerfs.wordpress.com/2016/03/12/dictionerfs-inedits-college-antigone/

La mythologie grecque et le Dictionerfs :

Ulysse, fonctionnaire : https://dictionerfs.wordpress.com/2016/03/17/dictionerfs-inedits-ulysse-fonctionnaire/

Petites expressions issues de la mythologie enseignante : https://dictionerfs.wordpress.com/2013/09/09/dictionerfs-inedits-petites-expressions-issues-de-la-mythologie-enseignante/

Grec ancien et le Dictionerfs :

M’sieur, c’est obligtoire, le grec ? https://dictionerfs.wordpress.com/2015/09/18/dictionerfs-inedits-msieur-cest-obligatoire-le-grec/

Parce qu’on la rage  https://dictionerfs.wordpress.com/2015/04/15/2883/

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Dictionerfs – Inédits – LE CIEL SAUCE CURRY

LE CIEL SAUCE CURRY, Comme un sauce-qui-peut ! (à-peu-près)

Fin de matinée. Il fait cours. Il fait faim. Les exercices de grammaire flirtent avec les papilles. Entre mots et mets, le mot « repas » tombe. Le mot « manger » pointe son nez. C’est pas encore midi pile, mais des élèves jouent au midinettes.

Le cours avance et le vocabulaire se fait plus recherché et l’attention relativement soutenu. Le nuages s’amoncèlent, les éclairs zèbrent le ciel et le ciel s’obscurcit. La tempête déferle.

Forcément, avec un temps pareil, le ciel s’obscurcit.

Dans le fond de la salle, les esprits aussi s’obscurcissent.

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Dictionerfs – Inédits – LA FABLE ET M. LE MINISTRE

LA FABLE ET M. LE MINISTRE, Coïncidence (Prof, le laboure heures et ses élèves)

Le fonctionerfs connaît bien la fable de La Fontaine qui s’intitule Le laboureur et ses enfants. Cela fait des années que ses élèves l’apprennent en 6ème. Des années ! Suranné, va ! De quoi mériter le PV de Professeur Vintage. En plein numérique, avec sa mine de déterré, il ose des ressources pédagogiques exhumées du dix-septième siècle ! Le XVIIème siècle, le temps révolu des monarques, rendu sourd par la quantité de ‘Sire’ dans les oreilles à la cour. Encore une preuve que le fonctionerfs ne fait rien qu’à apprendre la poussière.

Au temps de la tablette et du wifi en marche, dire qu’il y en a encore pour célébrer le succès de la tortue. Faire apprendre des fables de La Fontaine c’est s’inscrire dans le vieux monde, accepter de ne plus avoir le corps beau, mais un grand corps malade, inadapté, dépassé…

Stupeur. En cette fin juillet, voilà que dans les colonnes du JDD, le nouveau ministre de l’Éducation célèbre La Fontaine et en particulier la fable du Laboureur et ses enfants.

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Dictionerfs – Inédits – Les paris sur le brevet sont ouverts

LES PARIS SUR LE BREVET SONT OUVERTS, DN’Bet ! (le pari est une fête)

A l’heure de vider son casier, le professeur sans bagages et sans salles sent le vide sous sa main, sous ses pieds, sous les…saoulé. Le prof de lettres fait son livre mort en fin d’année. Corné à toutes les pages.

Il va remettre les clefs de son casier, son petit bien, son seul même-pas 1m2 de propriété. Il est inquiet pour l’année qui vient. Il lui arrive de se voir encore dans un salle-état, victime d’un nouvel harsallement, errant errant et petits pas tapons !

Pour oublier, il joue. Il fait des paris. Non pas de ceux qui conduisent aux dettes, à l’isolement et à la perte d’emploi.
Non.
Il parie juste sur le sujet du brevet.
Son Bet a bon dos. Les Pronot’stics sont finis. Les conseils sont passés. Un effet de fun ne fait pas de mal. Les profs s’inquiètent tous de ce « Nos futurs » : c’est de leur correction du brevet du 3 juillet qu’il s’agit.
C’est l’égalité des chances, inscrite dans les textes, qui lui suggère ce ‘1N2’ à lui (que de mauvaises langues rebaptiseront vite « une haine d’eux » mais il les laisse jouer au Vipère gagne)
Si aucun élève ne tombera (ou si peu grâce au prodigieux taux d’évidement du brevet), il se demande quel auteur tombera, sera choisi, breveté 2017, quoi.
Bien sûr, ce ne sera pas Alrima : le sujet est déjà tombé (https://dictionerfs.wordpress.com/2017/06/13/dictionerfs-inedits-revise-ton-brevet-avec-des-claquettes-chaussettes/)

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Dictionerfs – Inédits – Oulipo présidentiel

0600753085448Partant du constat qu’E.M c’est E +1 (F) et M +1 (N), j’ai utilisé tous les acronymes, sigles ou initiales qui suivent pour constituer un texte sur la présidentielle. Jouer avec les lettres c’est un peu oublier le néant. Amusant jeu de lettres qui n’abolira jamais le hasard.

Comme dirait GainsbourG, par Belzébuth, diaboliques initiales B.B !

Le 8 mai, le deuxième tour oppose E.M au F.N.
Drôle de W.E en perspective. Ô ma PQR ! je n’ose pas imaginer le titre du D.L, lundi 9 mai. BJ ! Bien joué, mais pour qui ? (MLP, Moi La Présidente ou E.M, à l’Élysée, Moi ?)

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Dictionerfs – Inédits – COMME UNE ENVIE DE MONTER LEÇON

COMME UNE ENVIE DE MONTER LEÇON, Bruit sourd (Leçon, pas Le Mur)

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Pendant les vacances, le professeur se repose pour prendre de l’élan. Il veut prendre le taureau par les cornes. Dans le huis-clos de son bureau, il le décrète, il le jure même par les cornes du taureau de Crète.
Au milieu de l’AP et de l’EPI, il ne doit pas se laisser happer, tirer par les pieds, mis au ras des pâquerettes ! La tête de moi, rasibus, jamais !

Non, il ne deviendra pas un général Zappatriste à la langue morte.
Peau de chagrin pédagogique ? La barbe ! Ses larmes ne le mettront pas en déroute. Il sec… euh, il sait qu’il a raison.

On lui impose des horaires planchers pour le faire crever ou l’empêcher de crever le plafond ?
Soit.
Il n’a que ses petits moyens : petits poings fermés ou longues pages d’écriture ouvertes. Il ne peut donc que laisser faire cette gangue de (pas très) jeunes à eux tout seuls qui s’fendent la gueule.

Devant cette gangue, s’taire ?
L’amer, l’amer toujours recommencé ? Il ne veut pas d’un Cimetière Marine. Le vent se lève !…Il faut tenter de vivre !
Le volume horaire a baissé ? Le volume de travail des élèves a diminué ? Peu importe.
Casse cela ne tienne ? Débris et chuchotements ? Il ne s’éclate pas.
Non.
Pump Up The Volume ! Il a comme une envie de chanter sous la pluie, de monter leçon. C’est dit, cédille !
Pump Up The Volume ! Il y a volume et volumes.
Le volume dans la cage d’escalier et les volumes dans les cas d’ « Est-ce que j’ai lu ? »

Le latin l’a dit, bien avant. Liber, joli adjectif qui veut dire libre ; Liber, joli nom qui veut dire livre.
Des livres, des livres, des livres…délivrent, bien sûr !

Travailler moins pour lire plus. Infinitifs définitifs…pas plus ou moins, définitifs.

Vacances obligent, le prof donne toujours de quoi lire. Cette fois-ci, s’apprêtant à être un voyageur sans bagage, le professeur cédait d’autant mieux ses livres.
Oui, tous ses élèves ont un livre…(honte ! un livre !).
L’ont-ils lu ? Sont-ils en train de le lire ? Le liront-ils ?
Le prof est convaincu que ce pari est capital.

On ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs et on ne fait pas d’homme libre sans causer d’eux : les livres.
Il croit à la lecture grâce à laquelle le silence infuse.
C’est pas le dernier qui a parlé qui a raison. C’est celui qui lit, qui l’ouvre.

La lecture, c’est ce rare espace loin des rapaces et des triple-buzz.

Dignity, always dignity.

Une prise de hauteur pour être à l’alpage, être à la page puis, par un prompt effort, tourner des centaines de pages. Oui, tourner, pas cliquer.

Homme libre, toujours tu chériras les livres.