Dictionerfs – Inédits – SI LE MÉTIER DE PROF ÉTAIT UNE SÉRIE TÉLÉVISÉE

SI LE MÉTIER DE PROF ÉTAIT UNE SÉRIE TÉLÉVISÉE, Télé sa vie (Avec des séries on mettrait le métier en épisodes)

Le premier cours se nommerait pilote.

La saison commencerait toujours en septembre.

Elle passerait sur le service public.

Ce serait facile de reconnaître un prof.

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Dictionerfs – Inédits – LE MEDEF NE TIRE PAS VRAIMENT SON CHAPEAU AUX PROFESSEURS

LE MEDEF NE TIRE PAS VRAIMENT SON CHAPEAU AUX PROFESSEURS, Faute avouée (Medef toi, le ciel t’aidera)

« Si l’école faisait son travail, j’aurais du travail »
Le Medef ne tire pas son chapeau aux professeurs, mais leur fait porter. Puis il s’excuse…

Conditionnel ? Présent.
« J’aurais », et le conditionnel prend ses libertés. Lui aussi est payé pour ça.

Le prof s’insurge : « Son métier, c’est apprendre ou à laisser. »

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Dictionerfs – Inédits – LES ZONES ZEPOÏDES

LES ZONES ZEPOÏDES, Pas le label, mais la Bête (-oïde, suffixe qui fait que ça ressemble)

Il y a des zones d’enjeu. L’éducation en est une. Tous souhaiteraient que ce soit une zone d’enjeu heureux (sauf les non-comprenants).
À la mi-juin, un collège est une zone dangereuse.
Cela reste une période – attention ! – d’enjeux. Et, de la sixième à la troisième, d’enjeux, re-. De septembre à juin.

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Dictionerfs – Inédits – HEUREUH

HEUREUH, Le bonheur de l’interjection (Onamatoupet !)

C’est un mot d’élève trouvé à la fin d’une rédaction. Sur la copie, ‘heureuh’ s’écrit donc avec le toupet d’une onomatopée. Euh.

C’est le mot de la fin qui le met dans le mille. Point final et sensible, dans la cible ! Heureuh, c’est l’adjectif exact. Un bonheur qui sonne comme leurre exact. Pile ? Poil ? Sur le cadran, l’aiguille est trompe-heure. C’est l’incertitude du bonheur avec toutes ces secondes fatidiques. Il se met à fredonner « Fuir les copies de peur qu’elles ne se sauvent ». L’autrement ambiant le cantonne à l’euh-éducation. Résistance ? Non, réticence.

Il a commencé sous Allègre. Déjà, heureuh, sans le savoir. Mammouteuhen, même.

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Dictionerfs – Inédits – « SI VOUS NE M’AIMEZ PAS… »

«SI VOUS NE M’AIMEZ PAS…», Tu mi piaci ? Non, Pialat. (Spécial Cannes)

Le fonctionerfs se sent parfois comme Maurice Pialat recevant sa palme d’or à Cannes, en 1987 pour Sous le soleil de Satan. Il monte sur l’estrade et découvre que certains ne l’aiment pas. Élèves, parents…Face à ces élèves qui ne lèvent pas le doigt et à ces parents qui le pointent du doigt, il a envie de lever le poing et de lancer, comme Pialat, conspué ce soir de 1987,
«Si vous ne m’aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus»

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Dictionerfs – Inédits – VIENS, BÉANCE

VIENS, BÉANCE, Quand la bienveillance dysfonctionne (Cool sentimental)

Tout est génial ! et le Général Q peut aller se rhabiller. C’est que ce gradé du dégradé n’a pas l’étoffe des héros. Il ne sait pas ne pas voir. Il n’a pas encore appris à tourner la tête devant des têtes qui s’évident.
Il doit, pourtant, se résoudre à constater qu’on tire l’acquis par le diable. Et le diable est de taille. Il niche dans son métier. Un peu coucou, d’ailleurs.

Le prof entend des voix. C’est pas du off, mais du ouf !
« C’est pas grave », « On va y arriver», «Ils sont géniaux»

Ils ont le cœur en fête…Amphét’ ? Quand on fait amen à tout, amphétamine ? Ce sont des bienveillants-oui-oui.

À coup d’aide personnalisée à 40, d’élèves qui ne redoublent plus mais qui ne savent pas lire, l’enseignant se sent malprof et drôlement entouré.
La stratégie éducative a bien fonctionné. Il est si transparent que les élèves ne le voient plus. Il n’y a pas qu’eux qui l’ignorent, d’ailleurs. Il ne donne plus cours. Plus vraiment.

Heureusement, il conserve son honnêteté intellectuelle (comme on disait dans Prof à la gomme, le reportage de Complément d’enquête). C’est ce qui reste à un prof quand on lui a fait oublier le devoir d’enseigner.

Quand même, il ne s’habitue pas. Il a devant lui une drôle de feuille. De vigne qui fait l’appel ! Son honnêteté intellectuelle, il peut se la mettre en bandoulière ou s’en faire une belle jambe.

Chaque jour, il donne des cours. Pendant ce temps-là, il y en qui damnent leurs cours. Ils écoutent le vent du large pédagogique, le vent du temps moderne, le vent du…le vendu.

Viens, béance !

Il lui arrive d’avoir des idées radicales. À la place d’un exercice, il ferait bien un exorcisme (y’en a des pas mal à la page 42 du manuel, avec des questionnaires bien foutus). Sors de ce corps, blablateuse béance.

Le puits de science est devenu un trou.

Demain, promis, il se remotive.

Dictionerfs – Inédits – C’EST SPRINGSTEEN QU’ON ASSASSINE

C’EST SPRINGSTEEN QU’ON ASSASSINE, Discorde sur la graine (Quand on sème…)

«J’ai commencé à écrire des chansons quand j’étais très jeune […] Il se trouve que j’étais doué pour ça. Bien que je n’aie pas été très bon à grand-chose d’autre à l’école, dans mon cours de création littéraire ou lorsque nous devions écrire des rédactions, j’avais tendance à être meilleur que les autres.» (Bruce Springsteen in Rolling Stones, novembre 2016)

De quoi se dire, comme Saint-Ex’, que Springsteen enfant, c’est une belle promesse de vie sur la terre des hommes. Pas la bosse des maths, The Boss en expression écrite.

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[ L’histoire du mot d’absence : http://www.philly.com/philly/blogs/entertainment/celebrities_gossip/Bruce-Springsteen-writes-absence-note-for-Masterman-student.html?photo_2 ]

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