Dictionerfs – Inédits – CHOCOFAUTE

CHOCOFAUTE, La mouche dans le lait (chocolat, ô laid !)

Premier véritable jour de vacances, le fonctionerfs se sent encore un peu prof. Il apprend la poussière toute l’année, normal qu’il en reste un peu, quelques jours seulement après le franchissement de la ligne d’arrivée.

Parfois, cela lui profiterait de tourner la tête, de regarder ailleurs.

Comme d’autres qui voudraient mettre Paris en bouteille, il est parfois atteint de déformation professionnelle et de rebond pédagogique (du tac au tac et du Kang au rou !). Comme le syndrome du prisme pédagogique. Il arrive que ce Toujours Debout l’épuise.

Tout est dans le cours et réciproquement.

L’inventaire est inépuisable : une année terrible, un taureau, deux frères dominicains, trois sauterelles, un raton laveur et une tablette de chocolat…

Récemment séduit par une tablette de chocolat, il se met, par une curiosité de désœuvré de fin de repas, à en lire l’emballage. Il proclame alors, avec suffisance, qu’il n’y a jamais de fautes dans ces bien trop rodés discours esthético-publicitaires et autres listes d’ingrédients situés au dos…oui, c’est limite comme réflexion, niveau esprit vacances, mais ce n’est que lundi. Tel est pris qui croyait ne rien prendre. Le voilà justement qui  trouve une faute d’orthographe.

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« Cacao : 60% minimum dans le chocolat noir issue de l’agriculture biologique. »

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Dictionerfs – Inédits – LE BATTEMENT D’UN « S’IL »

kill-si-ilLE BATTEMENT D’UN « S’IL », Il y a des si qui trompent (s-apostrophe-i)

Il aimerait bien que ses élèves cessent d’écrire « si il ».
Quand il voit ça, le prof bat de l’aile. La nervosité lui fait vibrer les yeux. Ses cils clignent. Comme sous l’effet d’une enquête Pisa, il penche et peine à rester droit comme un -i.

Il y a des SI qui ne trompent pas et des SI qui trompent.

Il y a des faux « si il »qu’il aimerait voir cesser.

« S’il », c’est une question d’élision. Elision, piège à con ? Non, « s’il », c’est facile. C’est « s’il » bon, ce petit rien du tout.

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Dictionerfs – Inédits – CI-GIT L’ACCENT CIRCONFLEXE

CI-GIT L’ACCENT CIRCONFLEXE, En cas de -i et de -u ! (sauf dû, jeûne, mûr, sûr, le verbe croître ; les verbes au passé simple 1ère et 2ème p. pl ; à l’imparfait du subjonctif 3è p. sg ; plus-que-parfait du subjonctif)

Le circonflexe va, en partie, disparaitre. C’est une réforme de 1990 qui le veut. La langue française de nos ainés est abimée. On en retire les perles comme à une huitre, avec un vulgaire ouvre-boite. Ce gout qu’il a vu naitre en lui pour les mots, il a comme une envie de l’envoyer paitre. Le vol d’accents circonflexes est dument constaté.
Nicholson faute Lire la suite

Dictionerfs – Inédits – S’AVOIR

S’AVOIR, V’erbe (Apostrophe au savoir)

C’est une faute d’orthographe courante. Courante sur le haricot du professeur de français. Ce S’avoir-là, c’est rien que de la mauvaise v’erbe. Cette faute le scandalise car elle symbolise l’air ambiant, comme un adieu au savoir, une perte de connaissances, un b’ye-b’ye.

S’avoir. Ça l’interpelle drôlement, comme on disait avant «non, mais allô». Le professeur s’exclame. Il y voit une apostrophe au savoir. « Eh, le savoir ! Non mais mdr, quoi !  » Une apostrophe, signe de catastrophe. Même les élèves ont conscience que leur savoir est haché, décomposé, saucissonné façon puzzle à compétences. Ils en ont conscience et l’écrivent : s’avoir.

S'avoir

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