Dictionerfs – Inédits – CE SONT LIVRES QU’ÉLÈVES EMPORTENT

CE SONT LIVRES QU’ÉLÈVES EMPORTENT, Interrogation surprise du prof (Un livre délivre ?)

Cela fait plus d’une semaine que tous ses élèves sont partis en vacances. En vacances ET avec un livre. Sous le livre, le devoir se devine. Undercover agent. Lire, c’est faire du français. Le minimum. Ce seul acte manquerait que tout serait dépeuplé.

Le fonctionerfs s’est pris, poésie ou chanson, pour Rutebeuf ou Ferré : « Ce sont livres qu’élèves emportent / Et les élèves devant ma porte / Les vacances les emportèrent »

Ces livres, ils les ont, certes. Mais qu’en font-ils ? À force d’y réfléchir, le fonctionerfs ne sait plus…c’est malin…

Les élèves ont-ils déjà lu leur livre ? Lire, c’est se débarrasser.

Les élèves s’inquiètent-ils de n’avoir pas commencé leur lecture ? Il y a loin de la coulpe aux livres et ils ne craignent pas leur prof en mode « J’accuse ».

Et ces livres où sont-ils ? Le GPS du prof est en congé. Impossible de savoir. Pour l’instant, les puces n’infestent pas les pages. Un mauvais jour viendra sans doute où le prof pourra suivre l’avancée des lectures par la biais d’un logiciel de contrôle. Le fait de tourner des pages aura été transformé en pourcentages. « Il te reste 56% à lire. Tu veux continuer ? ». Ouf. Il est encore temps de s’amuser avec des marque-pages en papier.

Marque-page Toussaint Louverture

Marque-page des éditions Monsieur Toussaint Louverture

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Dictionerfs – Inédits – COMME UNE ENVIE DE MONTER LEÇON

COMME UNE ENVIE DE MONTER LEÇON, Bruit sourd (Leçon, pas Le Mur)

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Pendant les vacances, le professeur se repose pour prendre de l’élan. Il veut prendre le taureau par les cornes. Dans le huis-clos de son bureau, il le décrète, il le jure même par les cornes du taureau de Crète.
Au milieu de l’AP et de l’EPI, il ne doit pas se laisser happer, tirer par les pieds, mis au ras des pâquerettes ! La tête de moi, rasibus, jamais !

Non, il ne deviendra pas un général Zappatriste à la langue morte.
Peau de chagrin pédagogique ? La barbe ! Ses larmes ne le mettront pas en déroute. Il sec… euh, il sait qu’il a raison.

On lui impose des horaires planchers pour le faire crever ou l’empêcher de crever le plafond ?
Soit.
Il n’a que ses petits moyens : petits poings fermés ou longues pages d’écriture ouvertes. Il ne peut donc que laisser faire cette gangue de (pas très) jeunes à eux tout seuls qui s’fendent la gueule.

Devant cette gangue, s’taire ?
L’amer, l’amer toujours recommencé ? Il ne veut pas d’un Cimetière Marine. Le vent se lève !…Il faut tenter de vivre !
Le volume horaire a baissé ? Le volume de travail des élèves a diminué ? Peu importe.
Casse cela ne tienne ? Débris et chuchotements ? Il ne s’éclate pas.
Non.
Pump Up The Volume ! Il a comme une envie de chanter sous la pluie, de monter leçon. C’est dit, cédille !
Pump Up The Volume ! Il y a volume et volumes.
Le volume dans la cage d’escalier et les volumes dans les cas d’ « Est-ce que j’ai lu ? »

Le latin l’a dit, bien avant. Liber, joli adjectif qui veut dire libre ; Liber, joli nom qui veut dire livre.
Des livres, des livres, des livres…délivrent, bien sûr !

Travailler moins pour lire plus. Infinitifs définitifs…pas plus ou moins, définitifs.

Vacances obligent, le prof donne toujours de quoi lire. Cette fois-ci, s’apprêtant à être un voyageur sans bagage, le professeur cédait d’autant mieux ses livres.
Oui, tous ses élèves ont un livre…(honte ! un livre !).
L’ont-ils lu ? Sont-ils en train de le lire ? Le liront-ils ?
Le prof est convaincu que ce pari est capital.

On ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs et on ne fait pas d’homme libre sans causer d’eux : les livres.
Il croit à la lecture grâce à laquelle le silence infuse.
C’est pas le dernier qui a parlé qui a raison. C’est celui qui lit, qui l’ouvre.

La lecture, c’est ce rare espace loin des rapaces et des triple-buzz.

Dignity, always dignity.

Une prise de hauteur pour être à l’alpage, être à la page puis, par un prompt effort, tourner des centaines de pages. Oui, tourner, pas cliquer.

Homme libre, toujours tu chériras les livres.

Dictionerfs – Inédits – DE LA PHOBIE SCOLAIRE À UN PHÉBUS SOLAIRE

DE LA PHOBIE SCOLAIRE À UN PHÉBUS SOLAIRE, Dyslexie et pléonasme (L’heure de la crème solaire)

Le fonctionerfs croit aux mots et à la métamorphose.

Phobie scolaire ?
Non.

Phobie solaire ?
Hein ? La peur du soleil ? En été ? Certainement pas.

Phébus, solaire, le brillant ? Oui !

De Phobie à Phébus, il aime ce joli dysfonctionnement. Ce qui est dys donne du neuf.

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Dictionerfs – Inédits – OHÉ ! LES VALISES

OHÉ ! LES VALISES !, Fin d’année (Valises sous les yeux)

Le mois de juin est très poreux. Ce mois est pareil à une fenêtre mal fermée qui laisse déjà échapper le souffle des mois de juillet et d’août. Doute. Le prof regarde son calendrier. Oui, oui, ce n’est que juin. Pourquoi alors dans les yeux des élèves voit-il comme une vacance. Il lui semble qu’on dévalise les cervelles. Ohé ! Les valises ! L’annonce des conseils de classe a décidément le même effet sur les élèves que la période des soldes. On brade. Tout doit disparaître dans les cartables. Les élèves se mettent sur leur 31 et on les note sur vingt : à quoi bon ?

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Dictionerfs – Inédits – BREF, JE SUIS EN VACANCES

BREF, JE SUIS EN VACANCES, Bref. (Vendredi ou la vie Bref.)

C’était vendredi. Le dernier jour de la semaine avant les congés. Plusieurs collègues étaient déjà partis en vacances. En fait, c’était pas des vacances. « Nous partons en voyage scolaire à Milan», c’est ce qu’ils m’avaient dit la veille en me faisant des petits sourires comme si, en vrai, c’était quand même bien des vacances. Quand l’un d’entre eux s’est mis à me parler de nourrir la planète et d’énergie pour la vie, je lui ai dit « C’est génial ! J’aurais bien aimé venir» Je le pensais pas.

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